Dispositif « Relance logement » 2026 : le successeur du Pinel est arrivé

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Dispositif « Relance logement » 2026 : le successeur du Pinel est arrivé

Depuis le 1er janvier 2025, le Pinel a disparu. Pendant plus d’un an, les investisseurs immobiliers ont navigué sans cadre fiscal clair. C’est désormais terminé : promulguée le 19 février 2026, la loi de finances crée le dispositif « Relance logement », aussi appelé loi Jeanbrun, du nom du ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun. Ce nouveau statut du bailleur privé s’applique dès le 21 février 2026.

Pourquoi ce dispositif a-t-il été créé ?

La France traverse une crise du logement profonde. Les mises en chantier ont chuté, l’offre locative privée s’est contractée et les tensions sur les loyers s’aggravent dans les grandes agglomérations. Le gouvernement de Sébastien Lecornu a voulu envoyer un signal fort au marché : relancer l’investissement locatif privé en proposant un avantage fiscal plus lisible et plus durable que les anciens dispositifs de réduction d’impôt.

Adopté à l’Assemblée nationale le 15 janvier 2026 par 84 voix contre 22, le texte est désormais inscrit dans la loi.

Comment fonctionne concrètement le dispositif ?

Le dispositif repose sur un mécanisme d’amortissement fiscal calculé sur 80 % de la valeur du bien (les 20 % restants représentant forfaitairement le foncier). Le taux varie selon le niveau de loyer pratiqué :

Pour un logement neuf :

  • 3,5 % par an en secteur intermédiaire
  • 4,5 % par an en secteur social
  • 5,5 % par an en secteur très social (plafonné à 12 000 €/an)

Pour un logement ancien à rénover :

  • 3 % en secteur intermédiaire
  • 3,5 % en secteur social
  • 4 % en secteur très social

En contrepartie, le bailleur s’engage à louer le bien nu, à titre de résidence principale, pendant 9 ans minimum, à des locataires dont les ressources respectent les plafonds réglementaires.

Quels logements sont éligibles ?

Le dispositif s’applique aux appartements situés dans des immeubles collectifs, partout en France, sans zonage géographique — une rupture nette avec la logique du Pinel. Il couvre le neuf et l’ancien, à condition que les travaux représentent au moins 30 % du coût total de l’opération pour les biens anciens.

Sont concernés les logements acquis entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028. La location aux membres de la famille jusqu’au 2e degré est exclue.

Quel gain fiscal concret ?

Selon les simulations présentées au Parlement, un investissement de 300 000 € dans un logement intermédiaire neuf permettrait de neutraliser fiscalement l’opération sur 25 ans. Le gouvernement évalue le coût total du dispositif à 1,2 milliard d’euros d’ici 2028 pour le seul segment neuf.

Le bailleur peut en plus déduire, comme en régime réel classique : travaux, intérêts d’emprunt, taxe foncière, frais de gestion.

Ce que ça change pour l’accès au logement

En favorisant la remise sur le marché de logements à loyers encadrés, ce dispositif peut contribuer à détendre l’offre locative dans des territoires aujourd’hui sous tension. Pour les salariés en mobilité professionnelle qui peinent à se loger près de leur lieu de travail, c’est une évolution à suivre de près. C’est précisément la mission de La Communauté Logement : rapprocher emploi et logement pour les actifs en recherche de solution résidentielle.

Pour en savoir plus sur nos programmes d’accompagnement, rendez-vous sur www.lacommunautelogement.org

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